Signature de Francis Bachelet

Nous préserverons notre patrimoine bâti, naturel et culturel :

  • En incluant le maintien de la mixité paysagère dans la révision du PLU, particulièrement en achetant des vergers dans le cadre de l’Espace Naturel Sensible.

L’importance de la mixité paysagère expliquée par Thierry Reminiac

« Il est important de préserver la diversité paysagère, en premier lieu pour conserver l’identité de la commune.
Quand on vient de Strasbourg et que l’on va en direction du Mont Sainte-Odile, le premier élément marquant, en tout cas au printemps, ce sont les vergers en fleurs du Bischenberg.
Le plus important, c’est la protection de la biodiversité, parce que les vergers, ainsi que les haies et les prés associés, permettent de la préserver.
Ce sont les mêmes vergers qui m’ont conduit à m’investir dans un premier mandat municipal dans les années 2000. Cela m’a permis de mettre en place l’ENS, l’Espace Naturel Sensible, et ainsi, d’avoir pu préserver une partie de certains milieux. J’ai le sentiment que l’espace naturel sensible n’était pas vraiment connu et qu’il n’est pas suivi par la municipalité en place. Je pense que nous pouvons faire beaucoup mieux, ne serait-ce qu’en suivant vraiment les dossiers.
L’ENS est un outil, tout comme le PLU, qui nous permet d’avoir la main pour l’acquisition de ces vergers, afin d’obtenir de plus amples surfaces préservées. Cela nous permettrait également de répondre à l’engagement de la communauté de communes dans le programme de la trame verte et bleue. Nous pourrions créer des corridors entre des milieux plus conséquents, comme le Bischenberg ou le Holiesel à Rosenwiller, où les espèces pourront migrer et interagir entre elles.
Le sujet de la diversité paysagère, qui induit la biodiversité, est important, parce que nous en faisons partie intégrante et que toutes les espèces ont un rôle à jouer.
On note une perte de près de 35 % au niveau des pollinisateurs. Or, ce sont quand même ces espèces-là, ces insectes, entre autres, qui nous permettent d’avoir des fruits et des légumes.
C’est encore plus marquant au niveau de l’avifaune, où la diversité et les quantités ont nettement chuté. Il y a 30 ans, on voyait des hirondelles des cheminées partout, elles faisaient leur nid dans toutes les étables. Aujourd’hui, on n’en voit plus.
On dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps.
Le problème, si nous n’agissons pas, c’est que l’hirondelle ne sera plus là au printemps.
Et les printemps seront bien silencieux.
»